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Première Page / Francophonie
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Festival du film francophone

Du 23 au 31 mars le public bucarestois est invité à la Salle Elvira Popescu de l’Institut français au Festival du film francophone qui proposera une douzaine de films réalisés dans des pays francophones. Il s’agit de films français, canadiens, des coproductions France-Algérie ou bien France-Égypte, bref, des films qu’on ne peut pas voir habituellement sur les écrans des grands multiplex de la Capitale.

Édité en édition 353 page 10 à 2010-03-15

L’ouverture du Festival sera fait par le film roumain du moment – “Eu cand vreau sa fluier, fluier/Moi, quand je veux siffler, je siffle) de Florin Serban, l’Ours d’argent à la Berlinale de cette année. Le film de Serban sera projeté le 23 mars, à 19h30, en avant-première nationale.

Le lendemain, 24 mars, on aura la chance de voir un film canadien récompensé du Prix du public et du Grand Prix Spécial du Jury au Festival de Montréal en 2008: “Ce qu’il faut pour vivre” de Benoît Pilon (2008). Inspiré de faits réels, ce film prend pour point de départ la vague de tuberculose qui a balayé le Grand Nord canadien au début des années cinquante, forçant les Inuits à se faire soigner dans différentes villes canadiennes. D’autres films canadiens sont également dans le programme du festival: “Tout est parfait” d’Yves Christian Fournier (2008) – jeudi 25 mars et “C’est pas moi, je le jure!” de Philippe Falardeau (2008) – samedi 27 mars, Ours de Cristal du meilleur film au Festival de film de Berlin 2009.

Vendredi, 26 mars, est programmé un film qui a obtenu en 2008 quatre Césars (meilleur réalisateur, meilleur film français, meilleur scénario original et meilleur jeune espoir féminin): “La Graine et le mulet” d’Abdel Kechiche. Le film de Kechiche a un riche pal­marès: Prix FIPRESCI, Prix spécial du Jury, Prix du Jury Jeune et Prix Marcello Mastroiani au Festival de Venise de 2007. Père de famille divorcé, s’attachant à rester proche des siens, malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions et de difficultés financières, Monsieur Beji traverse une période délicate de sa vie où tout semble contribuer à lui faire éprouver un sentiment d’inutilité. Depuis peu, il songe à créer sa propre affaire: un restaurant.

Mercredi 24 et jeudi 25 mars, sur l’affiche du Festival on retrouve une coproduction France-Algérie: “Dernier maquis” de Rabah Ameur-Zaïmeche (2008). Au fond d’une zone industrielle à l’agonie, Mao, un patron musulman, possède une entreprise de réparation de palettes et un garage de poids-lourds. Il décide d’ouvrir une mosquée et désigne sans aucune concertation l’imam… Une autre coproduction Egypte-France est programmée le 27 mars: “Le Chaos” de Youssef Chachine et Khaled Youssef (2007), entrée dans la sélection officielle à Venise la même année. Deux autres films sélectionnés au Festival de Venise sont programmés samedi, le 27 mars: “25 Rhums” de Claire Denis, France-Allemagne (2008) et “36 vues du Pic Saint-Loup” de Jacques Rivette, France-Italie (2009). Toujours sur l’affiche  deux films documentaires: “Mémoire d’un saccage” de Fernando E. Solanas et “Jacques Rivette, le veilleur” de Serge Daney et Claire Denis.

Des Journées du film francophone ont également été organisés par les Centres culturels français du pays: du 8 au 14 mars à Cluj-Napoca, du 10 au 13 mars à Iasi et du 14 au 16 mars à Timisoara.

par Carmen Cristea