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Première Page / Actualité

Le scandale des diplômes de l’Université Spiru Haret

Le gouvernement veut assumer sa responsabilité sur les lois de l’Éducation

Suite au scandale provoqué par les diplômes accordés par l’Université privée Spiru Haret aux facultés non reconnues par le ministère de l’Enseignement, le gouvernement modifiera la législation, par l’engagement de la responsabilité au Parlement.

Édité en édition 327 page 3 à 2009-07-27

100.000 personnes ont vécu pendant une semaine dans un état de tension extrême après avoir appris que les diplômes délivrés par l’Université Spiru Haret à la fin des études pourraient ne pas être reconnus par le ministère de l’Education. Après avoir annoncé initialement que les diplômes n’étaient pas valables parce que les facultés respectives n’avaient été jamais accréditées, la ministre de l’Education, Ecaterina Andronescu, a changé d’avis. Mar­di dernier, après une série d’interventions politiques, Ecaterina Andronescu, a annoncé que les diplômes restaient valides jusqu’à la clarification de la situation de l’université.

Mme. Andronescu a précisé, qu’à la suite des vérifications effectuées, le ministère n’a pas les données nécessaires pour séparer les formes d’enseignement ayant eu l’approbation légale de fonctionnement de celles qui n’en ont pas eu. La ministre a précisé que le contrôle à “Spiru Haret” se poursuivrait et qu’à sa finalisation des mesures concrètes seront communiquées concernant la situation des étudiants et des diplômés de cette université. Elle a cependant déploré l’absence de coopération de la part de l’université. Selon le ministère de l’Education, toutes les 25 facultés de “Spiru Haret”, avec 49 domaines de licence et 53 spécialisations ou programmes d’études ont une autorisation de fonctionnement provisoire ou une accréditation pour les cours du jour, à fréquence réduite ou à distance. En revanche, les 53 centres territoriaux pour l’enseignement à distance, 44 de Roumanie et neuf d’autres pays, ne fonctionnent pas légalement.

La direction de l’université a appelé en justice le ministère de l’Education et le gouvernement pour la promulgation d’une décision éliminant l’institution de la liste des universités accréditées ou pouvant fonctionner provisoirement et interdisant l’organisation du concours d’admission au cours de l’année universitaire 2009-2010.

Selon les données préliminaires de l’enquête, il résulte aussi que l’université a validé illégalement 92 professeurs et maîtres de conférences. Selon Andronescu, les titres de professeur et de maître de conférences doivent être confirmés par le Centre national d’attestation des titres et des diplômes universitaires.

Soutien politique

Andronescu a tenu à préciser qu’elle jouissait du soutien du leader du PSD, Mircea Geoana, en ce qui concerne la poursuite du processus d’évaluation de la situation de l’Université “Spiru Haret”. Geoana avait déclaré antérieurement que ceux qui sont responsables de cette situation sont les anciens ministres Mircea Miclea, Mihail Hardau et Cristian Adomnitei. Les trois ont rejeté les accusations, déclarant que Geoana parle en méconnaissance de cause, le PSD cherchant ainsi à réparer ce qu’il a gâché comme formation politique. Geoana a critiqué le fait que cette situation a été tolérée par les ministres mentionnés. Il a précisé que c’est une situation “complètement inacceptable, compte tenu de la croissance exponentielle de ceux qui ont fait partie du système éducationnel de l’Université “Spiru Haret”. Il a précisé qu’en 2001, il y avait 29.000 étudiants et en 2009, il y en a 311.000. Certains leaders du parti, dont Marian Oprisan, se sont dits mécontents de l’activité de la ministre de l’éducation, le PSD ayant tenu même une séance sur l’impact de ce scandale sur l’image du PSD.

Une bataille politique entre le PSD et le PD-L

Le Premier ministre Emil Boc a annoncé jeudi queson gouvernement avait l’intention d’engager sa responsabilité pour le paquet de lois sur l’éducation, promu par la Présidence ce qui représente, selon lui, la solution pour prévenir les illégalités dans le système universitaire. Le leader social-démocrate, Mircea Geoana, a critiqué durement l’intention de Boc, la qualifiant d’une action pour l’image, soufflée par le président Traian Basecu. Selon le président du PSD, l’engagement de la responsabilité du Gouvernement est utilisé par Traian Basescu et Emil Boc dans une tentative d’exploitation émotionnelle et électorale du scandale déclenché autour de l’Université Spiru Haret. “Je conseille à Monsieur Boc de chercher à assumer son rôle de Premier ministre et ne plus attendre les ordres donnés par Traian Basescu, en disant que ce sont ses propres idées“, a-t-il affirmé.

par Raluca Patru